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Si vous voulez le meilleur chiot, choisissez le meilleur éleveur

Ça y’est, vous vous êtes décidé sur votre race de cœur ! Qu’il s’agisse d’un teckel ou d’un colley, la race répond à vos besoins et le choix est fait. Reste à présent la décision difficile du lieu où verra le jour votre futur prodige. Les choix sont multiples pour acheter (ou adopter) un chien : animalerie, refuge, particulier, éleveur…  Une petite annonce sur leboncoin, un coup de cœur et en un coup de téléphone, le chiot peut être chez vous le lendemain. Un point intéressant dans notre culture “fast food” où nous désirons tout avoir très vite, mais pas forcément un choix judicieux pour l’addition d’un nouveau membre de la famille

 

Entre la santé, la généalogie, le caractère des parents, la morphologie, la socialisation, tant de critères nous poussent aujourd’hui à faire une sélection drastique des élevages. Acheter un chien en animalerie, c’est souvent financer des fermes à chiots où les animaux sont traités de façon abominable. Prendre un chiot chez un particulier qui a fait saillir sans démarche de sélection, c’est encourager la prolifération de chiens avec des problèmes de santé. Il est donc important de savoir choisir la provenance de notre futur meilleur ami, et aider par ce biais les éleveurs-sélectionneurs qui font un travail fantastique pour améliorer leurs lignées, et à plus long terme, leur race de cœur

 

Ou acheter / adopter un chien ?

Bien des endroits permettent l’acquisition de chiens, et dans cet article, la position sera plus axée sur les éleveurs. Mais faisons donc un tour d’horizon pour comprendre pourquoi, dans la majorité des cas, prendre chez un éleveur est l’option la plus raisonnable. 

 

Animalerie et autres salons

Oubliez définitivement les animaleries ou salons du chiot où l’animal se vend comme une boîte de thon ou un pack de lait. “Oh il est mignon lui, allez on le prend” et hop, vous voilà embarqué dans l’aventure merveilleuse du chiot d’animalerie. Il est né en cage dans l’urine de sa mère et le désespoir des centaines de chiens entassés dans un hangar, n’a jamais vu la lumière du jour avant ses deux mois, il a peur de tout, des soucis de santé comme jamais, et aura probablement des problèmes de caractère plus tard. Les animaleries le savent, souvent il y a même une garantie sur le chiot. Fantastique ! Mais, comment cette honte peut-elle avoir lieu en France ? Est-ce réellement possible, n’est-ce pas de la psychose ? Tristement, pour un chiot des pays de l’est acheté une centaine d’euros, les magasins les revendent 800€. C’est de l’or en barre, les chiots sont mignons, les passants achètent, comment refuser d’adhérer à cette poule aux oeufs d’or ?

 

SPA et refuges

L’adoption est un acte merveilleux, et il n’y a rien de plus fantastique que d’offrir une belle vie à un chien. Chiots et chiens âgés se retrouvent sans distinction de sexe et de race, et il est tout autant possible de prendre sous son aile un ancien rescapé des rues qu’un chien abandonné par ses maîtres pour une raison plus ou moins justifiable. L’avantage 

et l’inconvénient du refuge, c’est que nous ne disposons que très peu d’informations sur le passif de ces chiens. On peut trouver des chiens qui communiquent merveilleusement bien, des chiens en bonne santé et sans pathologie comportementale, mais il est vrai qu’il est possible de partir avec un chien au passé lourd, qui pourrait ramener avec lui ses angoisses ou sa réactivité. Dans le cadre d’une volonté d’adoption, il est primordial de visiter plusieurs établissements afin d’avoir un point de comparaison. Un endroit où les chiens sont sortis, peuvent jouer, et dont le personnel pourra vous aiguiller sur le meilleur choix possible sera toujours à privilégier.

 

Particuliers et éleveurs du dimanche

Cette catégorie regroupe spécifiquement les particuliers ayant décidé de faire une portée “parce que je veux un chiot de ma chienne” ou “parce que X et Y sont beaux donc allez on fait des chiots”. Elle ne comprend pas les particuliers faisant une portée par an (ou tous les deux ans) dans une volonté de sélection, avec des mariages réfléchis et une socialisation poussée. En prenant un chiot chez ce genre de personnes, vous encouragez bien malgré vous ce commerce noir qui malheureusement conduit beaucoup de chiens à la SPA. Aucun test de santé, aucune socialisation, le but ici c’est d’empocher 600€ par tête et c’est tout. Bien entendu, des chiens fantastiques peuvent sortir de ce genre de mariages improvisés, mais là encore, la question du soutien se pose. Préférez-vous soutenir un éleveur pour qu’il continue à produire de la qualité, aider un refuge à nourrir ses protégés… Ou plutôt filer une avance à Dédé qui n’a aucune idée de la race de son propre chien ?

 

Est-ce que cela signifie que les chiens issus de ces milieux sont mauvais ? Moins bons ? NON ! 

J’ai eu la chance d’acquérir et de côtoyer des chiens de tous bords (je n’ai jamais pris en animalerie/salon cependant) et ces chiens ont toujours été mémorables. Mon rescue Milou était un vieux chien qui débordait d’amour, mon australien Diez pris chez des particuliers peu scrupuleux fut un chien fantastique que je pouvais emmener partout. Il a malheureusement eu énormément de problèmes de comportement et est décédé d’une maladie génétique prévisible, si seulement ses parents avaient été testés.

Cet article développe l’intérêt de choisir un BON éleveur mais ne posera jamais aucun jugement de valeur sur les chiens.

Ici, nous pouvons juger les personnes peu scrupuleuses qui ont produit des chiens, mais les chiens eux, restent nos meilleurs amis et il n’est absolument pas question de comparer leur valeur.

 

¢Cathy Austrabraque – Chiots de la Team Braqu’os

Le rôle de l’éleveur

Alors, qui est cette homme ou cette femme qui a décidé de faire de la sélection son métier ?

 

Parfois diabolisé et vu comme un marchand de chiens, l’éleveur passionné n’est en réalité qu’un amoureux de sa race fétiche. Il a à cœur l’amélioration des lignées, fera tous les tests de santé nécessaires avant la reproduction, et sera capable de mettre de côté un élément prometteur si son caractère ou sa santé ne sont pas idéaux. C’est une personne qui gardera ses retraités, s’endettera jusqu’au cou pour faire les meilleurs mariages possibles, dépensera une fortune en inscription aux expositions pour faire connaître son cheptel. C’est celui ou celle qui vous dira aussi bien “c’est la race qu’il te faut” comme “tu devrais reconsidérer ton choix car ton mode de vie / tes attentes ne sont pas idéales pour la race que je connais”. C’est des connaissances, des conseils, et la volonté de mieux faire. 

 

On peut très aisément le comparer à l’éleveur diabolisé, mais qui certes, existe bien. Il ne fait aucun test de santé (ça coûte cher !), fait reproduire ses chiennes très tôt, ne fait aucun mariage extérieur (voire un peu de consanguinité), et vendra un chien à n’importe qui. Ces personnes peuvent œuvrer pour l’amour de l’argent facile, mais c’est aussi parfois un problème de manque de qualifications et de connaissances. Après tout, pour être éleveur, il ne vous suffit légalement que de suivre un week-end de formation… 

 

Pourquoi prendre un chiot issu d’un bon élevage ?

 

  • La sélection des parents

Pour avoir à la fois eu des chiens rescapés, un chien issu d’un élevage de particuliers peu scrupuleux et des chiens provenant d’élevages de qualité, la différence est indéniable. Avant même la naissance du chiot, le travail de l’éleveur est de sélectionner les parents : morphologie, caractère, santé, aptitudes au travail, relation avec l’humain, et beaucoup d’autres critères entrent en compte. Deux élevages de bergers australien peuvent avoir des buts diamétralement opposés, tout en restant égaux en qualité. L’un voudra des chiens de travail, et sélectionnera des parents plus légers, vifs, au caractère prononcé et à l’envie de bien faire. L’autre cherchera des chiens de famille polyvalents et pourra faire plus attention aux couleurs des robes, au caractère tranquille mais aventureux, et au niveau d’énergie bas. 

Aucun de ces élevages n’est mieux que l’autre : ils correspondent juste à des besoins différents. Mais le point principal est là : ils sélectionnent pour avoir des sujets adaptés à un mode de vie spécifique. Un travail bien plus complexe que juste marier deux chiens parce qu’ils sont beaux. 

 

Photo © Legend of Raven – manipulation ENS

  • Les tests de santé et la génétique

Je l’ai mentionné plusieurs fois, mais que signifie donc ce terme ? Les tests de santé sont des prestations médicales (test ADN, radiographie, dosage biochimique…) qui servent dans le diagnostic des maladies héréditaires. Ces dépistages permettent un meilleur suivi vétérinaire du chien et, si nécessaire et disponible, la mise en place d’un traitement précoce. On permet donc d’éviter les accouplements à risque et la naissance de chiots atteints ou prédisposés. Les tests varient grandement de race en race : pour les petits chiens, on cite majoritairement la luxation de la rotule et les tares oculaires. Pour les grands chiens, c’est surtout la dysplasie des hanches. Chaque race possède des tests obligatoires et facultatifs variant en coût (entre 50 et 250€). Bien entendu, il est toujours possible que deux individus testés sains puissent donner naissance à un individu atteint (la joie des gènes récessifs) mais il est tout de même plus rassurant d’adopter un berger allemand en sachant qu’aucune dysplasie n’a été enregistrée depuis dix générations. Bien entendu, pour qu’une telle affirmation fasse foi… Il faut avoir les résultats des tests entre les mains. Pour vérifier en ligne, un petit tour sur Lof Select vous permettra de taper le nom du chien (et/ou son affixe) pour avoir accès à sa fiche, son palmarès et… Le résultat de ses tests !

 

  • La socialisation

L’importance capitale, monumentale de la socialisation n’est plus à démontrer. Un chiot qui aura passé ses premières semaines dans une grange ou au fond d’un jardin s’adaptera bien moins qu’un chiot grandissant dans un environnement riche. Les sons, les textures, les manipulations, les odeurs, tout ce qu’un jeune chiot expérimentera pendant son premier mois lui permettra de s’adapter plus vite, d’être moins réservé et plus polyvalent. On ne cite plus les avantages des terrains de jeux pour chiots, qui leur permettent d’améliorer leur coordination et leur mobilité. Pousser des jouets, les tirer, les mordre, pouvoir courir, ramper, escalader, enjamber sont des actes que chaque chiot devrait vivre avant ses huit semaines car ils participent à sa construction motrice. De même, être brossé, câliné, apprendre à jouer, à être récompensé, à interagir avec les chiens et les humains sont autant de compétences qu’il est important de développer précocement. Vous pourrez lire un article plus détaillé à ce sujet ici : la socialisation, où comment votre chiot perçoit le monde

 

  • Le conseil 

L’éleveur expérimenté connaît ses lignées, ses chiens et ses chiots. Il sait très vite quel chiot sera idéal pour une famille active et lequel ira parfaitement avec une personne calme désireuse de longs câlins sur le canapé. S’il est certes très émouvant d’arriver chez l’éleveur et laisser son coeur décider, l’apport de l’éleveur est un élément qu’il ne faut pas négliger. Vous voyez un joli rouquin actif et rigolo ? Peut-être qu’il est le plus calme de la portée en temps normal. Celui qui dort dans un coin et ne vous regarde pas ? Il a joué pendant deux heures, vient de manger et se repose avant de repartir. Ce qu’on peut voir des chiots n’est qu’un aperçu minuscule qui ne reflète pas la réalité. Vous avez choisi l’élevage parfait, les parents vous plaisent, bon contact avec l’éleveur ? L’idéal est encore de lui faire confiance. Il choisira pour vous le match parfait, et vous évitera un gros écueil… Choisir un chiot pour sa couleur, et non sa personnalité. 

 

Éviter les pièges et choisir un bon élevage

Oui, les chiens sont magnifiques sur la page facebook de l’élevage, les vidéos sont flatteuses, les chiots sublimes… Vous êtes sous le charme ! Mais avant de vous lancer à coeur perdu, il est nécessaire de vérifier nombre de points importants. Il est très facile de prendre en photo des chiens fraîchement toilettés et ne jamais faire mention de leur caractère. Sont-ils réactifs ? Craintifs ? Et leur santé ? Vous êtes amoureux d’une chienne, mais combien de portées a-t-elle fait ? A partir de quel âge ? Après en avoir pris plein les mirettes, posez-vous cinq minutes et investiguez les points suivants.

 

Où vivent les chiens

L’idéal est certes dans la maison, mais à partir d’un certain nombre de chiens, le quotidien devient compliqué. Des enclos ou des box sont tout à fait acceptables, selon leur taille, le nombre de chiens à l’intérieur et leurs sorties. Combien de temps l’éleveur passe-t-il avec eux ? Sont-ils propres ? Les yeux clairs ? Ont-il à boire ? De quoi se coucher ? Se protéger du froid ? Ont-ils chacun une gamelle où est-ce une mangeoire où chacun doit se battre pour être repu ? Attention aux jugements rapides, des chiens sales ne signifient pas une mauvaise gestion. C’est l’ensemble de ces points qu’il faut considérer. Un enclos bien aménagé, avec un coin abrité et confortable peut être une vraie pataugeoire après quelques jours de pluie. 

 

La transparence de l’éleveur

Tout n’est que réussites, perfection et beauté ? Fuyez. L’éleveur doit être capable de parler de ses chiens sans détours. Machin fait d’excellents résultats en exposition mais il est un peu solitaire. Truc est une bombe en agility et enchaîne les podiums mais défonce les chiens qui l’approchent. Bidule est super câline mais ses chiots sont le strict opposé. Posez des questions, demandez le caractère des parents, cherchez les qualités comme les défauts. Votre futur chien ne sera pas parfait non plus. Il est préférable de se fixer sur des traits que l’on accepte. Supporter un chien trop vif mais pour travailler avec lui comme on le souhaite. Savoir qu’il y a une base de réactivité dans la lignée pour prendre les devants et travailler en amont sur de la prévention. 

 

La persistance dans une race

Il est généralement conseillé de se méfier des élevages qui vont au delà de trois races. Il est difficile de suivre des généalogies, et d’apporter des conseils adaptés au delà d’un certain nombre. S’il est tout à fait compréhensible d’être un passionné de plusieurs races, on ne pourra nier qu’un éleveur qui se spécialise dans une race sera plus au fait que celui qui en fait cinq. Avec une race, on peut surveiller les résultats en exposition, les nouveaux étalons, les productions des autres en France comme à l’étranger, voyager plus loin pour une saillie… Rien n’affirme qu’un éleveur qui se diversifie fait mal son travail, mais si on vous propose du labrador, du cocker, de l’akita américain, du teckel, du pékinois, du husky et du podenco, il est préférable de faire demi-tour. Autant de races différentes (et souvent, à la mode, qui se vendent bien) peuvent être un signal avertisseur très net. En revanche si l’éleveur fait quatre races similaires (les quatre variétés de berger belge, 4 épagneuls… ), rien d’alarmant. Les tests de santé et caractères sont souvent similaires.

 

La sélection des adoptants

Vous manifestez votre intérêt pour un chiot et on vous envoie un questionnaire de 3 pages suivi d’un  entretien en personne ? Ne grincez pas des dents : c’est bon signe. Comme vous l’avez remarqué, l’éleveur est un passionné qui tient à son cheptel. Contrairement aux croyances populaires, ce n’est pas un marchand de chien. Son but n’est pas de vendre le plus vite : il veut placer ses chiots dans les familles les plus adaptées. Il sera donc capable de vous dire que non, son malinois de lignée travail, parents en ring 3, ne sera pas adapté à votre rythme étudiant, absent 8h par jour. Bien sûr, si certains critères peuvent sembler dépassés (obligation de jardin, d’aller en club ou de faire une discipline), l’important est dans la sélection. Idéalement, vous devriez être capable de vous vendre comme le propriétaire idéal pour son chiot, sans embellir la réalité. Vous ne faites pas de sport, et avez 3 enfants ? Un chiot d’une race active pourra convenir, mais pour placer l’élément qui vous conviendra le mieux, il faudra être honnête. 

 

Le comportement avec les chiens

Trop ou trop peu d’amour, les deux peuvent être disqualifiants. Alors bien sûr, on peut s’insurger quand un professionnel maltraite ou dédaigne ses chiens, mais… Comment oser dire qu’on peut les aimer “trop” ? Eh bien, certains aiment tant leurs chiots qu’ils ne veulent pas les vendre. Ils vous disent oui, et finalement non. C’est leur collection, ils font des chiots pour eux et vous font bien comprendre que vous n’aimerez jamais autant votre chiot qu’eux. Vous devez venir voir les chiots cinq fois avant d’adopter. L’éleveur doit venir chez vous pour inspecter votre logement. Vous devez donner des nouvelles cinq fois par semaine. Un éleveur investi c’est bien, mais envahissant, ça l’est moins. Le comportement des chiens face à leur humain est également très révélateur : s’ils cherchent son contact, sont toujours autour de lui, quêtent son regard, se laissent toucher… 

 

Respect des chiens et du standard

Sa femelle la plus cotée reproduit tous les ans parce que les chiots partent comme des petits pains ? Une reproductrice de neuf ans tourne encore dans les box d’insémination ? Le standard préconise peu de blanc, mais beaucoup de blanc se vend mieux, alors ses chiens sont plus nacrés que colorés ? Méfiance. Là encore, un éleveur qui fait reproduire tardivement une chienne n’est pas à bannir, tout comme celui qui favorise une couleur de robe ou d’iris. C’est l’ensemble qui se doit d’être considéré. Le bien-être du chien doit être sa priorité, ainsi, si ses femelles sont toujours pleines, fuyez. 

 

Visites bienvenues et encouragées

Vous venez pour un chiot, mais ne venez pas QUE pour lui. La plupart des éleveurs se feront une joie d’ouvrir leurs portes (sur rendez-vous !). La possibilité de voir les parents, les interactions entre la mère et ses petits, les lieux de vie, ce qui est mis en place sont primordiaux. Venir à la rencontre de l’éleveur est également l’occasion de le découvrir. A travers des mails ou des appels, difficile de l’appréhender réellement. Peut-être bourru à l’écrit, c’est en réalité une personne fantastique et généreuse. L’inverse peut être vrai, avec un féru des réseaux sociaux qui en face, se montre fermé, réticent à vous montrer ses chiens…  Bien entendu, sa personnalité n’est pas un indicateur de sa production. Nous sommes tous différents, et si certains ont plus de mal avec le contact social, cela n’en fait pas de mauvais professionnels (et là encore, l’inverse est vrai !)

 

©©Lynette Luansajossken – Elevage Of First Story

 

Il pose des questions… Mais il vous écoute aussi parler

Un éleveur investi vous posera beaucoup de questions sur vos envies, vos besoins, vos projets, le cadre de vie… Et sera tout aussi ravi de parler de ses chiens et de son élevage. Il semble logique de le préciser, mais l’appel (ou la rencontre) devrait donner lieu à un échange. Pourtant, il est si fréquent de passer 3h au téléphone en écoutant la personne raconter sa vie, évoquer sa santé, sa famille, retracer son passé, et finir tellement hors sujet qu’on ne sait même plus comment l’arrêter. Être pris de haut, coupé tout le temps, avoir un ton dédaigneux, imposer ses choix sont autant de choses qu’il est impensable de faire des deux côtés du dialogue. Tristement, si le point fait partie de cet article, c’est que ce n’est pas une évidence pour tout le monde.

 

Le fonctionnement sur liste d’attente

Ce point est accessoire mais mérite réflexion. Un éleveur qui tient une liste d’attente pour le choix des futurs chiots démontre plusieurs choses. Son élevage est populaire (ou ses chiens !) et il a assez de demandes pour pouvoir placer ses chiots après sélection des adoptants. Il évite les achats d’impulsion, doit prévoir les mariages et souvent destine chaque chiot à chaque personne de sa liste. Le choix final revient souvent au futur propriétaire, mais cela lui permet de mettre un chiot dynamique entre les mains d’un connaisseur, et un chiot plus facile à un débutant qui a expliqué en long et en large ce qu’il voulait et ne voulait pas. Bien sûr, ne pas avoir de liste n’est pas dramatique, il s’agit là d’un point en plus à noter. 

 

Les parents du futur chiot

Qu’il soit déjà né ou prévu, votre chiot sera le fruit d’un brassage génétique de ses deux parents. Si lui est mignon (car c’est un chiot, il est forcément mignon) prenez le temps d’observer les parents. Leur morphologie vous plait-elle ? La longueur du poil ? La façon de se mouvoir si vous prévoyez de faire du sport avec votre futur loup ? Et bien entendu, quid du caractère ? La majorité des comportements d’agression sont génétiquement transmissibles. Si maman défend son bol de croquettes, les petits feront probablement de même. Si papa démontait la face de ses congénères, malgré ses podiums en agility, c’est un point à ne pas négliger. Les peurs et réactions envers l’humain auront de fortes chances d’être transmissibles, et peuvent même avoir un parcours transgénérationnel sautant une génération. Ainsi, regardez votre chiot, mais regardez surtout ses parents. 

 

 

Elevage “familial” VS “gros éleveur”

On aurait tendance à généraliser trop facilement un éleveur qui produit beaucoup à une “usine” et à privilégier les petits éleveurs “familiaux”. Attention à ne pas tomber dans ce piège ! Bien trop de particuliers se définissent comme des élevages familiaux, et ne font ni sélection, ni socialisation. Ce sont juste des producteurs. Ne prêtez donc pas attention à ce terme ou au nombre de chiens qui en dit bien peu. Préférez les critères objectifs : combien de portées par chienne ? Sélection des futurs propriétaires ? Socialisation poussée ? Tests de santé ?

 

Photo ci-dessus : ©Alexya Batac –  Du domaine des pitchounes

Qualité de la socialisation

Il y a socialisation et socialisation. Il y a “oui les chiots peuvent courir dehors” et “oui on manipule tous les jours, ils ont un parcours de motricité et on va en ville chaque semaine”. Socialiser est un mot sacré qui ouvre bien des portes, mais prudence. Montrer aux chiots les animaux de la ferme ne suffit pas, les laisser courir dans le jardin non plus. La variété des expériences est la clé : activités sensori-motrices, visites d’endroits variés (forêt, centre-ville, club..) et tout ce qui a trait aux manipulations et à l’éducation (port d’un collier, de la laisse etc). Si on vous dit que les chiots ne sortent pas avant 8 semaines car ils sont trop jeunes ou fragiles, c’est next. Cela fait des dizaines d’années que l’on sait qu’il ne faut pas attendre le rappel des vaccins pour sortir les chiots.   

 

Les critères négligeables :

Il s’agit d’un avis subjectif, vous êtes totalement libres de ne pas adhérer

 

  • L’éducation – d’un point de vue personnel, je ne porte aucune attention à la méthode d’éducation utilisée par l’éleveur. Son travail n’est pas d’éduquer mais de sélectionner, et je trouverais dommage de cloisonner les éleveurs par leurs méthodes d’éducation. Ma tervueren ne vient pas d’un élevage axé éducation positive, mais l’éleveur était fantastique, il adorait ses chiens, ses chiens l’adoraient, les chiots avaient une socialisation admirable, les tests étaient faits, etc… Dommage de passer à côté d’un excellent professionnel pour des convictions
  • L’alimentation – là aussi férue d’alimentation de qualité, je ne condamnerai pas un éleveur qui nourrit au pro plan. Tout simplement parce que les éleveurs sont sponsorisés et soutenus par des marques, qui leur fournissent souvent un “kit chiot” qu’ils n’ont pas à financer. Bien sûr, nourrir avec une alimentation optimale est un plus, mais le critère est négligeable.
  • La disponibilité – c’est un critère compliqué car idéalement, on aimerait avoir tout le temps possible pour discuter avec l’éleveur. Le souci c’est qu’il a souvent pas mal de travail, une vie professionnelle et de famille, et qu’il ne peut pas passer 3h par adoptant s’il produit plus d’une portée par an. Là encore dans mon expérience personnelle, j’ai été déçue de ne pas pouvoir parler plus en ligne avec des éleveurs, mais en allant les voir, j’ai été ravie d’avoir pu passer outre. Souvent je pouvais rester l’après-midi chez eux à parler de tout et de rien autour d’un café, avec des visites de tous les bâtiments d’une extrême transparence. 
  • Le retour des précédents adoptants – l’expérience d’un individu à un autre est si variée qu’il me paraît difficile de comparer. Bien sûr, si l’avis se résume en un objectif “chiens agressifs, locaux immondes” il n’y a pas photo. Mais selon le temps apporté au chien et l’éducation, les résultats peuvent varier d’un extrême à un autre.  Deux chiots d’une même portée peuvent tourner très différemment et les retours varier grandement. Entre un chiot devenu réactif nécessitant des centaines d’euros de rééducation, et un autre devenu l’idéal canin pour son maître, on peut imaginer la radicale différence d’avis pour l’élevage. Écoutez, prenez note, mais réservez votre jugement après la rencontre. 
  • L’âge de départ des chiots – avant huit semaines, c’est non. Ensuite ? A vous de décider. Généralement, plus le chiot reste avec sa mère, plus il apprendra à communiquer adéquatement. Mais si vous l’avez à neuf semaines, vous pouvez compléter sa socialisation et l’exposer à votre cadre de vie, qui sera plus mal vécu si le chiot est adopté à 12 semaines, soit après la fermeture de la fenêtre de socialisation et au début de la phase de peur. Avantages et inconvénients pour les deux, à vous de voir. Huit, douze ou seize semaines, chacun son avis !
  • Présence sur leboncoin – charlatans et bons éleveurs peuvent se côtoyer au même rang, et il est compliqué de discerner le bon du mauvais en une petite annonce. Mais poster sur LBC n’est pas un indice négatif. Souvent c’est juste un boost de visibilité. Des critères plus objectifs doivent être utilisés pour analyser l’élevage. 

 

Pour finir…

 

Il est impossible de cocher toutes les cases

Soyez objectifs : vous n’êtes pas le propriétaire idéal non plus. Votre rythme de vie, vos connaissances, habitudes ou personnalité n’est pas celui du propriétaire rêvé. Et pourtant vous allez rendre très heureux un petit chanceux. Alors ne soyez pas inflexible. Soyez au courant des critères, posez des questions, mais partez avec l’idée qu’il faudra faire des concessions. Souvent, il faudra voyager à l’autre bout de la France pour trouver votre perle, et peut-être que son père sera un peu trop aboyeur pour vous, mais si les chiens sont choyés, testés, et que la plupart des points collent, alors soyez confiants. 

 

La démarche à avoir en recherchant un chiot

 

Photo © Mégane Gebhart – Elevage Des Terres du Valhalla

 

Chercher des élevages et investiguer

Les éleveurs reconnus par la SCC sont répertoriés sur Chiens de France. Fouinez par race et par région, et aller dévorer les sites des élevages (rarement mis à jour à cause du serveur très lent). Regardez les nouveautés s’il y en a, les chiens, leurs tests de santé, les photos… Tapez le nom de l’élevage sur google pour trouver une éventuelle page facebook, et faites un tour d’horizon. Beaucoup de questions peuvent être répondues sans contact avec l’éleveur. Vous verrez très vite si des chiens vous plaisent, il sera alors temps de passer un coup de fil pour s’enquérir d’une portée proche, et poser votre litanie de questions (avec gentillesse et bonne humeur bien sûr !).

 

Un petit récapitulatif des questions à poser

Idéalement, ces questions doivent être posées dans un entretien téléphonique, ne copiez/collez pas toute la liste ! Beaucoup d’informations peuvent (et doivent) être trouvées en ligne, sur le site de l’élevage ou sur leurs réseaux sociaux. A vous de rechercher, cela vous permettra de ne pas réserver votre opinion sur les seuls dires de l’éleveur.

 

  • Combien de races élevez-vous ?
  • Où vivent les chiens ?
  • A partir de quel âge faites-vous reproduire ? 
  • Que faites-vous pour la socialisation des chiots ? 
  • A quel âge partent-ils en général ?
  • Comment choisissez-vous les futurs propriétaires ?
  • Aidez-vous pour le choix du chiot qui nous correspondra le plus ?
  • Quel est le caractère de ses parents ? (qualités ET défauts) 
  • Pourrais-je les voir ?
  • Quels sont les tests de santé que vous effectuez ? Pourrais-je les voir en venant visiter ? Est-ce que vous pourrez m’aider à les lire et comprendre ?
  • Pourrais-je voir la généalogie des parents ? (papiers du LOF)

 

La liste n’est pas exhaustive ! 

 

Exiger le meilleur de l’éleveur, pour offrir le meilleur

Votre liste de sélection est drastique, c’est à vous de montrer patte blanche. N’attendez pas la perfection si vous ne l’êtes pas. Ne demandez pas un chiot parfait si vous êtes débutant en éducation. Ne soyez pas méprisant si l’éleveur ne respecte pas une des petites cases à cocher. 

A vous, en tant que futur propriétaire, de faire l’autre partie du travail. Soyez ouverts, tolérants, compréhensifs, parlez de vous mais posez des questions. Gardez en tête l’expérience humaine que vous vivez, et restez courtois. Vous avez peut-être hâte, mais non, n’appelez pas l’éleveur à sept heures du matin. Ne venez pas lui rendre visite sans avoir prévenu. Bien trop souvent, lorsqu’on veut bien faire, on en oublie le principal : l’éleveur n’est pas à votre disposition.

 

Nathalie Fath –  vom Herzogswappen

La visite à l’élevage

Dans l’idéal, il est préférable de visiter l’élevage au moins une fois avant le jour de l’achat du chiot.  Cela vous permettra d’écouter et d’observer plus objectivement. Vous pourrez ainsi voir les futurs parents de votre chiot et vérifier que leur caractère vous plait. En venant avec une optique d’achat, il est bien plus compliqué de dire “non” ou de partir si quelque chose dérange. Le chiot est sale, terrifié et la mère vous a attaqué en rentrant dans le box, alors votre bon coeur vous donnera envie de sauver le petit chou… Ce qui est tout à fait compréhensible ! Mais en prenant un chiot malade et terrifié, vous donnez de l’argent à une personne qui recommencera encore. Et bien entendu, ne comptez pas les factures du vétérinaire et celles de l’éducateur qui suivront. Un chiot adopté dans ces conditions peut tout à fait évoluer en chien fantastique, mais voulez-vous réellement jouer aux dés pour l’addition d’un membre de la famille qui vous accompagnera (si tout va bien) pour plus de dix ans ?

 

Vous avez le droit de fuir

L’éleveur vous a vendu du rêve, et que vous avez payé ou non une avance sur le prix du chiot, vous faites votre première visite et… C’est la cata ?

Vous avez le droit de fuir. 

Vous avez le droit (et le devoir) d’écouter votre instinct. L’enclos pue l’urine, les chiots sont tétanisés, la mère bouge à peine, l’éleveur débite 150 excuses à la minute mais vous incite à choisir ou prendre votre chiot le plus vite possible ? 

Avec de tels signaux d’avertissement, partez. 

Oui, il est vrai que lorsqu’on part dans une démarche d’achat, l’idée de rentrer les mains bredouilles serre le coeur. Surtout après d’éventuels mois d’attentes. Mais si trop de signaux rouges s’allument dans votre tête, PARTEZ.

 

Quelques témoignages pour vous inciter à prendre du recul.

Depuis longtemps j’avais prévu de prendre un chien (…) J’ai donc trouvé cette annonce sur le bon coin, d’une petite border collie. Je suis allée voir la portée, j’ai choisi la chienne, et je suis retournée 2 semaines plus tard à ses 8 semaines pour la chercher. Classique : chiot de deux border travaillant sur troupeau dans une ferme. J’ai su après que la maman reproduisait à chaque chaleurs. Bref, la vie passe. Ma chienne souffle sa 4e bougie, c’est ma meilleure amie, elle est merveilleuse. Un jour, je la sens malade, je prends sa fièvre, elle en avait beaucoup. Je l’emmène au vétérinaire, bronchite. 3 jours plus tard son état empire : pneumonie. Mais les médicaments n’y font rien. On monte d’urgence en clinique spécialisée pour faire un scanner, et un prélèvement bronchique. (…) Elle a lutté 1 mois contre la pneumonie mais ouf elle est sauvée ! Sauf que je la trouve toujours apathique, et elle marche mal. Hop vétérinaire, et pour faire court, tout s’enchaîne : maladie auto-immune, polyarthrite, syndrome de Cushing, cortisone, et bien d’autres et … Ses organes lâchent. Elle s’est éteinte dans mes bras, je l’ai laissée partir avant qu’elle ne souffre trop, son destin était scellé.

Depuis sa naissance, elle était malade. Sans que je le sache. Elle est morte car 4 ans auparavant, je n’ai pensé qu’à la gueule et pas à me renseigner convenablement. @nyxmala


 

Je voulais un chien, à la base un Akita (on avait un éleveur en contact etc) mais finalement on s’est dits que ça irait pas. On était ensuite en vacances, je faisais rien et comme beaucoup de naïfs je suis allée sur le bon coin… Et là j’ai vu l’annonce de la portée de “N”, à qq km de l’éleveur d’Akita qu’on devait aller voir en rentrant de vacances. On s’est dit bon, on appelle et on ira voir en meme temps. Je ne connaissais absolument pas la race élevée, j’ai regardé un peu sur internet et ça semblait cool, voilà. Je ne connaissais pas l’élevage, je me disais le mec est éleveur c’est son job il sait ce qu’il fait ^^”. Au tel je lui avais parlé de la dysplasie, il m’a dit que ça touchait pas cette race car trop petite. Bon bah ok je te crois c’est ton job. On y est allés, j’ai tout de suite détesté le type, c’était sale, les chiots étaient entassés dans un parc… Mais j’ai vu “N” toute seule (dernière de la portée pas vendue, trop petite) et j’ai craqué. Résultat, un chiot dysplasique D/E qu’on a fait opérer à ses 5 mois (3000 euros d’opération, 1500 euros d’achat du chiot, ça chiffrait déjà), beaucoup de troubles digestifs (elle avait la giardiose en plus quand on l’a eue), et surtout surtout… 0 socia. Au début ça allait, mais vers 1 an ça l’a rattrapée avec de grosses phobies de la ville et globalement un caractère hyper anxieux tout le temps. J’ai arrêté de compter les dépenses tant véto qu’en terme d’éducateurs, de “traitements”, de trucs et astuces pour l’aider… C’est l’amour de ma vie vraiment, je le referai sans hésiter pour tout ce qu’elle m’apporte mais ça m’a aussi permis d’etre beaucoup plus exigeante sur les élevages et les chiens en général. (l’auteur a préféré rester anonyme).


 

Avec mon chéri, on voulait adopter un chien de chasse (famille de chasseurs). On savait qu’il fallait faire attention aux conditions d’élevage alors on a commencé à chercher des élevages plutôt familiaux, avec peu de races et de portées dans l’année. Un ami de la famille nous a conseillé un élevage qui semblait correspondre à ce que nous cherchions, une seule race, élevé à la maison, sélection travail. On continue à s’informer, on apprends qu’il faut être attentif aux dysplasie mais rien de plus. On va voir l’élevage, l’éleveur semble sérieux, l’environnement des chiens est sain, ils sembles tous bien dans leur pattes, on craque évidemment sur la bouille d’un des chiots restant. L’éleveur nous indique que la portée est accidentelle. Admettons, de toute façon on joue déjà avec le chiot… Il nous assure que le père est testé et qu’il n’y a aucun souci côté de la mère même si la radio n’a pas été faite. On le croit. Il a beaucoup d’avis positifs, quand on demande autour, les gens sont contents. On craque. Le loulou nous rejoint peu après, il a un peut plus de 3 mois. Sur le contrat de vente il est mentionné que le chien est vendu pour travail et reproduction, conformément à nos projets. Le temps passe, rien de spécial à redire, le chiot est fantastique, l’éleveur nous conseille, prends régulièrement des nouvelles… Un peu avant ses 1 an, je commence à remarquer des truc étranges niveau motricité, des que possible on fait la radio pour la dysplasie et le couperet tombe… Un grade Z comme dirait ma veto… Indéniablement du a un souci génétique d’après plusieurs vétérinaires et chirurgiens spécialisés. On se renseigne davantage, on apprends alors qu’on peut vérifier les tests de santé, qu’en plus la dysplasie n’est pas le seul… Et finalement, on découvre que le père de mon chien n’est pas testé et qu’en plus il y a des antécédents de dysplasie dans sa lignée… On en parle à l’éleveur qui nous propose de nous faire un prix sur un nouveau chiot. Et c’est tout. Jamais il ne reconnaîtra la possibilité d’une erreur de sa part, continuant à proposé le père de mon chien pour sailles en indiquant qu’il est indemne de dysplasie alors qu’aucun test n’a été effectué. J’en ai parlé au Club de race mais ils le couvre complètement je ne peut rien faire alors qu’aux yeux de la loi c’est une escroquerie. (l’auteur a préféré rester anonyme pour éviter des poursuites de l’éleveur, très virulent et soutenu par beaucoup de contacts).


 

Ça faisait longtemps que je voulais un chien donc avec ma famille on a réfléchi pendant très longtemps et en cherchant on est tombés sur un “élevage” qui vendait une femelle berger australien de 3 mois (soit disant lof) à 1000€. Quand on est allé la chercher, les gens nous ont paru sympas jusqu’au moment où on a vu le mari taper notre future chienne (il ne savait pas qu’on était arrivés)… Je me suis dit “je ne la laisse pas ici avec ces gens c’est hors de question” : on a rempli les papiers, on l’a payée et la dame nous a dit qu’elle nous enverrait les papiers du lof en même temps que le reste, on ne s’est pas méfiés. Un mois plus tard toujours pas de papiers, on les appelle pour leur demander et ils nous ont menacés ! Elle a une maladie génétique (sensibilité médicamenteuse), par la suite on a su que la mère de notre chienne avait été volée par les gens qui nous l’ont vendue… Et le pire c’est qu’ils continuent de vendent des chiens non lof avec sûrement des maladies génétiques et problèmes de comportement régulièrement par le bon coin… @lacompagnie_desmillepattes


 

En arrivant à l’élevage, j’ai vu que c’était une petite ferme, une portée était née la veille (…) Le chiot que je venais récupérer était dehors avec sa fratrie, elle ne nous a pas approché, elle était terrifiée par les humains. Je me suis dis que ça nécessiterait du travail et du temps, je l’attendais depuis si longtemps je me sentais prête à tout faire pour l’avoir. À l’élevage on a vu un chiot malade, qui avait certainement un problème nerveux car sa tête tanguait (vraiment des a coups avec sa tête très raide) 

Dans la voiture en la ramenant, on a découvert qu’elle était bourré de puces et avait 3 tiques énormes. La chienne était sale (cambouis) et puait vraiment les produits pour voiture. A la maison, elle était anti contact humain, se cachait sous le canapé et faisait de la prédation sur l’humain malgré la socia que j’ai fait au mieux. Elle a un jour fait une sorte de crise de schizophrenie (terme établi par un vétérinaire) d’un coup, elle s’est levée et c’est comme si elle ne nous reconnaissait pas, aboyait de peur, s’est fait dessus, avait peur de notre second chien (…) Rien n’est ressorti à la suite de l’examen clinique total et d’une séance d’ostéopathie. L’éleveuse nous a menti sur les soit-disant tests de santé car rien n’est fait, je ne suis même pas sûre que la mère soit une vraie border collie. Je l’aime, mais si c’était à refaire je ne le referai jamais. Ma mère a pris également un chiot de la même portée qui a malheureusement dû être euthanasié car épilepsie idiomatique +++ déclarée à 5 mois (17 crises / 24h sous Valium…)  @thecrewcollies


 

J’ai pris mon chiot dans un élevage de particuliers (à l’époque je n’y connaissais pas grand chose), je regrette car il n’a pas eu de socialisation et a développé des peurs très tôt, à son arrivée c’était déjà l’horreur pour le sortir. J’ai appris plus tard que la mère avait une personnalité anxieuse, ses peurs sont sûrement d’origine génétique. @claire.soulet3


 

Je recherchais depuis un an un chiot, les annonces Facebook, élevages en expo, contact des éleveurs chien de France et j’ai rien trouvée de mieux à faire que de tomber sur une annonce qui a fait chavirer mon coeur sur le bon coin, le prix particulièrement intéressant ainsi que le pedigree et le descriptif de l’élevage. J’appelle et tombe sur un monsieur très gentil et ouvert à la discussion. Deux jours plus tard j’y suis (…). Je précise à l’éleveur que je recherche potentiel expo, il me titille pour que je dise repro, ce qui n’était pas le cas donc je contredis. 3 mois plus tard je m’aperçois que sa mâchoire évolue très mal. Je contacte l’éleveur après avoir participé à une expo où j’ai été disqualifié et je n’ai jamais plus eu de signe de vie ! Je me retrouve avec une chienne qui n’a pas ses parents testés (ils étaient censés l’être) et prognathe ++ sans signe de vie de l’éleveur… @alphysia

Ce qu’il faut retenir

 

Cet article a pour but d’être un guide pour éviter les achats d’impulsion de chiots malades, mal socialisés ou nés de parents non aptes à la reproduction. Pour autant, il est important de prendre du recul et de ne pas exiger l’impossible aux éleveurs. Avec des contraintes de temps et de finances, leur volonté est souvent de faire au mieux, mais tout n’est pas toujours possible (surtout chez les plus jeunes dans le métier). 

Soyez donc à la fois exigeants et tolérants. Décidez ce qui est important pour vous, réclamez absolument les papiers importants (tests de santé, LOF des parents) et partez du principe qu’ils n’existent pas si vous ne pouvez pas les voir. 

A la fin, c’est un être vivant que vous aurez dans les bras, qui, même avec les meilleures intentions du monde, pourrait devenir réactif ou terrifié. Un bon élevage ne pourra pas vous garantir le caractère des chiots, car rappelons-le, il s’agit d’êtres vivants !

Le meilleur éleveur possible fera toujours de son mieux en l’état de ses capacités. A vous d’en prendre compte, et d’être à votre tour, le meilleur propriétaire possible.

 

 

Pour aller plus loin

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