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Calli

Vivre avec un chien réactif : origines et solutions en attendant la rééducation

À tort, on pense que la réactivité désigne des chiens qui répondent à un stimuli (congénères, humains, véhicules) par de l’agressivité. Sans doute parce que c’est la réponse la plus impressionnante, ou préoccupante. Or, la réactivité inclue toutes les réactions disproportionnées. Peur extrême, tentative de fuite ou joie incontrôlée rentrent aussi dans cet adjectif terrifiant.

Vivre avec un chien réactif est souvent un calvaire pour leurs humains. Stressés par et pour leur chien, venant à perdre confiance en eux voire même à les craindre, ils finissent par redouter l’heure des balades. Sorties nocturnes, chemins éloignés, le quotidien s’adapte et s’articule autour du chien.

Dans cet article, nous parlerons de la réactivité sans tabou : de son origine jusqu’aux moyens pour mieux vivre avec elle, en attendant l’aide d’un professionnel.

 

 

Les origines de la réactivité 

Le mythe bien imprimé dans nos cervelles veut que les chiens peureux soient naturellement “soumis”, manquent de personnalité et s’offrent, aplatis au sol à l’alpha. Ce fameux mâle agressif qui remet brusquement les autres à leur place, queue relevée et crocs à nus. 

Pourtant, dans ce descriptif, la hiérarchie ne fait pas partie du tableau.

Selon le contexte, c’est-à-dire la situation observable présente, mais aussi les antécédents (possiblement déclencheurs), on peut tirer deux conclusions. Le premier chien manifeste des comportements de peur, et le second d’agressivité.

Cette réactivité, présente mais pas indélébile, peut être ancrée dans les gênes, les expériences ou l’apprentissage du chien. 

 

Cause #1 : Une base génétique

On le sait à présent, énormément de comportements problématiques peuvent trouver leurs racines dans l’hérédité : l’agressivité ou la protection de ressources en sont de bons exemples. La socialisation primaire des chiots ajoute son lot par mimétisme. Si la mère aboie sur ses congénères, agresse ou fuit les humains, ses chiots feront probablement la même chose. Cette expérience dément l’idée courante qu’un chien agressif l’est à cause d’un traumatisme. Dans ce cas, c’est à l’éleveur de prévenir ses acheteurs du caractère des parents, voire des grands-parents (car la réactivité peut sauter une génération) ou à ces derniers de poser la question. Certaines races et lignées y sont plus exposées : le Shetland (peur), le Berger allemand (agressivité) ou le Border collie (excès de sociabilité). Bien sûr, ces chiots pourront devenir plus stables par la suite, après un travail correctement encadré par un éducateur. 

 

Cause #2 : Une mauvaise expérience

La réactivité peut s’inviter plus tard, à n’importe quel moment de la vie du chien. Le déclencheur peut se faire en une fois (attaque par un congénère par exemple) ou se développer au fur et à mesure. Dans ce deuxième cas, elle n’apparaît pas du jour au lendemain, il est juste très difficile de voir les premiers signaux : chien légèrement tendu face à un seul congénère puis un autre, puis deux et trois… On tend à y voir un schéma “il n’aime pas les mâles, il déteste les petits chiens…” Si elle s’arrête là, alors tant mieux. Parfois, cette période de peur s’éteint, naturellement. Mais comme une gangrène, la peur se propage, et le chien légèrement tendu finit par exploser. 

Des courses-poursuites abusives, une douleur physique du chien, un manque de respect répété face aux signaux sont autant de traumatismes qui passent inaperçus et nourrissent la réactivité, laquelle franchit de petites étapes jusqu’à devenir ingérable

 

En parallèle, le maître qui s’aperçoit que son chien commence à se hérisser ou montrer les crocs développe une certaine appréhension aux rencontres. Celle-ci ne fait que renforcer le chien dans la conviction qu’il acquiert petit à petit : croiser des congénères ou des humains jadis aimés peut-être, devient négatif voire dangereux

 

Un impact caché : l’émotion des humains

La réactivité, quelle que soit sa nature, est toujours amplifiée par les angoisses du maître. Cependant, elle ne naît pas à cause de celles-ci. L’humain est victime, tout comme son chien, d’un mal-être difficile à contrer. C’est ce qu’on appelle un cercle vicieux : Médor effrayé va réagir à un stimuli, parfois plusieurs fois avant que son bipède ne reconnaisse les signes et commence à se préoccuper de la prochaine réaction de son compagnon. L’animal le sent et réagit encore plus tôt, poussant l’humain à faire de même. Tous deux entrent dans une spirale infernale dont les conséquences parfois dramatiques ne sont pas toujours reconnues ou comprises par leur entourage.

En peu de temps, l’humain scanne bien plus que son chien, et passe sa balade accroché à sa laisse, tendu, à guetter carrefours et bifurcations. La peur au ventre, il voit des déclencheurs partout : un arbre devient un humain, une source se transforme en chien. Et quand enfin il découvre ce qui fait réagir son chien, son cœur s’emballe, ses muscles se crispent, et son angoisse explose tous les plafonds, transmise par la laisse. Fido déclenche, et ce qu’on en retient, c’est « j’aurais dû réagir plus tôt”

Et le scan continue, de balades en balades, dans ce cercle vicieux dont il est complexe de s’extraire.

 

 

 

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Les conséquences pour le chien réactif

Les maîtres de chiens réactifs ne les connaissent que trop bien, les autres les imaginent aisément. Outre le fait de ne plus voir ses besoins primaires respectés, parce qu’il ne peut plus socialiser correctement, l’animal peut développer une grande frustration. Parce qu’un chien agressif ne “déteste” pas ses congénères. Certains pleurent d’envie à l’idée de jouer avant de se transformer en monstres, d’autres ignorent comment communiquer. Passés une certaine zone, ils attaquent. Le stress au quotidien peut mener Médor sur la voie de l’hyper-vigilance, à la recherche constante de l’ennemi, ce qui découle sur de nouveaux troubles (anxiété, manger par terre pour se décharger etc) ou la diversification des sources de sa réactivité (celle sur humains peut déboucher sur les chiens puis les voitures etc).  

 

 

Plutôt indirecte, le chien peut aussi subir une conséquence méconnue émanant de leur maître : la perte de confiance et d’affection de ce dernier. S’insurger contre cette attitude est plutôt naturel, d’ailleurs bon nombre de maîtres de chiens réactifs le reconnaissent et culpabilisent. Ils pensent être les seuls monstres, incapables d’aider leur animal à se dépatouiller de la spirale infernale. En plus de les y laisser croupir, ils ne les aiment plus pour le “pire”… Pourtant, la réactivité est une souffrance qui se vit à deux et les conséquences pour le maître peuvent être terribles aussi. 

 

Gérer un chien réactif : les conséquences pour l’humain

Les réponses du maître face au changement de son ami adoré sont aussi variées que “méprisantes” de prime abord pour qui juge sans vivre la situation. Elles sont pourtant, quand on y pense et que l’on se plonge dans la psyché humaine aussi naturelles que logiques. 

 

Nous prenons tous un chien en ayant des attentes, largement nourries par la vente de photos/textes bonheur sur les réseaux sociaux. Reconnu comme animal domestique et sociable par excellence, Rex devrait au moins avoir la capacité naturelle de communiquer avec ses copains. S’il n’en est pas capable, lui et son humain sont obligés d’éviter les parcs, puis les grandes rues et parfois sont forcés de sortir à des horaires anormaux. Isolé alors qu’il aspirait peut-être à intégrer un groupe (des amis avec qui sortir son chien ou en parler), l’humain se retrouve, lui aussi, dépouillé de la possibilité de répondre à ses besoins primaires. Il peut développer de l’anxiété à l’idée simple de rencontrer d’autres chiens, parfois lâchés et sans rappel qui risquent de déclencher “son monstre”. La simple idée de sortir, activité principale avec son poilu, peut devenir un moment honni, une punition à accomplir en 20 minutes à une heure du matin, laissant à la fin la légère satisfaction d’en avoir fini pour aujourd’hui. Il arrive aussi que certains associent les autres canidés voir le leur à une expérience si négatives qu’ils développent leur propre réactivité : une peur face à n’importe quel poilu y compris en l’absence du leur, parce qu’ils ont pris l’habitude de céder le passage, de choisir certaines routes et moments. 

 

La présence des chiens “gentils” hors de contrôle

Beaucoup aussi se sentent constamment coupables d’avoir créé ou au moins alimenté cette réactivité, sans être assez à la hauteur pour y mettre fin. Souvent jugés par des binômes parfaits, incompris, ils marchent dans la honte et l’angoisse. Une angoisse qui empire à cause de l’ignorance des duos hommes-chiens qui les croisent. Difficile dans cette situation stressante d’avoir les bons mots pour demander à notre voisin d’en face de rattacher son “gentil toutou” qui certes, ne fait rien de mal mais n’a aucun rappel et risque de foncer entre les griffes de notre asocial. Là où la loi établit que le chien lâché, incontrôlé donc, est toujours en tort, la société considère l’animal réactif comme irrémédiablement coupable. L’humain, moins rapide qu’un quadrupède joyeux ne peut pas éviter l’impact (ni en fuyant, ni en essayant de chasser l’intrus). Pourquoi ne gère-t-il pas son chien à travers le port d’une muselière h24 ? Juste au cas où le gentil Médor, souvent tout aussi mal codé (car trop enjoué et ne prenant pas garde aux avertissements du réactif) galope vers lui pour des câlins ? 

Il faut subir le “mon chien est gentil” tout en voyant venir une boule de poils adorable, qui devient terrifiante aux yeux de tout maître de chien réactif. Leur angoisse, visible, n’est pas crédible. On peut comprendre l’humain du doux golden au caractère enjoué qui voit son chien déclencher cris et fuite. Hors de ce contexte, c’est parfois vexant de se voir demander de rattacher son parfait compagnon. 

 

 

Perdus entre le jugement aussi présent sur le port d’une muselière, le désir de ne pas infliger cela à leur animal dont la zone de confort leur permet des balades correctes, pourvu qu’autrui les respecte… Il est très difficile d’expliquer aux gens pourquoi ils doivent eux-mêmes rattacher leur chien, tant qu’il n’obéit pas. Gentil Rex est passivement dangereux, et c’est potentiellement lui le coupable si une bagarre éclate. 

 

Ce contexte répété donne facilement et logiquement naissance à la jalousie et l’idéalisation des autres, car aucun défaut n’est aussi évident que celui de la réactivité. Aux yeux du maître d’un réactif, n’importe quel autre toutou est mieux que le sien, et il n’existe pas de fardeau plus lourd. Le constat rend amer. C’est compréhensible. Le maître entre dans sa propre spirale, souvent déconnectée du chien et les deux adoptent des comportements auto et réciproquement destructeurs. 

 

La solution : gérer le binôme, et pas uniquement le chien

La réactivité est un problème qui disparaît très rarement seul et qui, dans ce cas, le fait uniquement parce que le facteur déclenchant s’éloigne. S’il venait à revenir, la réactivité jaillirait à nouveau. Ne pas s’apercevoir que son chien est réactif est courant, parce que les symptômes sont souvent subtils, mais si on a la chance d’en remarquer ses débuts, il faut intervenir très vite et chercher un éducateur. 

 

Malgré les progrès concernant les plateformes en ligne, l’alimentation constante de vidéos éducatives sur les réseaux sociaux, la réactivité ne se guérit pas sur Internet. C’est un des soucis où l’homme et le chien s’éloignent et fusionnent à la fois, liés par leur problème commun. Tous deux sont contaminés, si on ne guérit pas les deux, le non-traité infectera à nouveau l’autre et les précédents favorisent une rechute extrêmement rapide. 

 

Il faut trouver un éducateur positif, prêt à considérer le maître comme une victime et non le coupable. Idéalement expérimenté dans ce domaine plus pointu qu’il n’y paraît, il sera à même de poser un diagnostic. Chaque duo a une dynamique différente. Tous s’entraînent, s’influencent à des degrés et de façons variables, raison pour laquelle il faut absolument observer le duo et traiter les deux. 

Malheureusement trouver la perle rare question éducateur n’est pas facile, et en attendant, il faut bien vivre avec le “monstre”. On peut alors mettre en place une série de petites précautions qui devraient aider, en attendant la thérapie, pour simplement faire stagner le venin. 

 

Pallier au quotidien 

Des jeux de relation et de connexion pour se retrouver

Ces petits exercices quotidiens ne guérissent pas le chien, mais ils permettent de retrouver un peu de complicité entre deux tempêtes. L’animal apprend ou ré-apprend à regarder son humain et à le voir “bien dans sa tête”, en confiance, véhiculant des messages gestuels et vocaux positifs. Au fur et à mesure de l’évolution de son compagnon, le maître, lui, trouve des occasions d’observer des avancées, d’être fier. Le chien devient autre chose qu’une boule de poils sertie de griffes et de crocs prête à déchirer ses congénères. Ses muscles se détendent sous sa fourrure, il joue, langue pendante et yeux ouverts. 

 

Au sein de cette nouvelle confiance qui s’épanouit, le duo peut trouver des rituels qui aident à passer le cap des “rencontres”. Selon le chien, la main-cible bien apprise engage toutou à se concentrer pour toucher la main de son maître plutôt que regarder l’autre chien qui passe. Un petite occupation de fouille dans l’herbe permet aussi de détourner. Psychologiquement, le maître se trouve moins démuni, il a une mission, des gestes à effectuer pendant l’épreuve. Non seulement il a un remède à appliquer pour adoucir éventuellement les symptômes, mais en plus, il n’est plus obsédé par le moment fatidique. Ces astuces en attendant la vraie thérapie, nécessaire, rendent le quotidien plus facile

 

Vous pouvez retrouver 20 jeux de relation et connexion dans notre programme “Mission Rappel” créé comme son nom l’indique pour favoriser le rappel en toutes circonstances. Bien qu’il ne guérisse pas la réactivité (l’agressivité et la peur notamment), de nombreux retours d’élèves concernant des améliorations salutaires n’ont fait que démontrer l’utilité des 50 exercices proposés et illustrés à travers des vidéos montées. Parmi eux, le module relation et connexion vous apprendra 20 petits exercices pour détourner et sécuriser votre chien, mais également retrouver ce lien peut-être rompu par un stress mutuel constant.

 

 

Des jeux d’autocontrôle pour maîtriser ses pulsions

Le concept des jeux d’autocontrôle permet au chien d’apprendre à résister aux tentations. 

Ces petits exercices permettent au chien d’apprendre que sauter, s’énerver, aboyer ou pleurer sont autant d’actions inutiles. C’est son calme face à la gamelle, sa patience dans le jeu qui seront valorisés. Il apprendra à aborder chaque activité avec réflexion et tranquillité.

Bien que ce ne soit pas leur fonction première, certains jeux d’autocontrôles ont démontré avoir un effet secondaire aussi inattendu que positif sur la réactivité, surtout la sociabilité exacerbée. À force d’apprendre à se canaliser, toutou pourra proposer un “touche ma main” ou un regard pour demander la permission d’aller voir un congénère. En ce qui concerne l’agressivité, l’impact est moindre puisque la peur reste. C’est plus du côté de l’intensité des émotions que ça se joue. Ayant appris à passer rapidement du chaud au froid après de nombreux exercices, le poilu montera moins en excitation lors du passage difficile et retrouvera plus facilement ses esprits.

 

Si dans les jeux de relation et connexion, l’humain apprend des compétences pour gérer la crise, c’est dans les exercices d’autocontrôles que le chien se révèle acteur. Il comprend qu’attendre lui ouvre toutes les portes, propose un regard plutôt qu’un aboiement. Il réfléchit avant d’agir, et maîtriser ses émotions afin de laisser tout le loisir à son humain de mieux gérer la situation. 

 

Notre programme Mission Rappel vous permet d’avoir accès à 20 exercices d’autocontrôles. Certes clairement accès sur le rappel, ils peuvent se révéler extrêmement utiles pour aider le chien à prendre confiance dans les situations compliquées. N’attendez pas une rémission complète grâce à ces exercices, mais simplement de petites aides pour rendre votre quotidien plus gérable en attendant l’aide d’un éducateur.

 

Gérer les rencontres

Malgré notre instinct qui nous commande de ne surtout pas quitter l’ennemi des yeux ou de fuir selon les individus, il faut se résoudre à le contredire. Les “assis” répétés devant l’autre chien, les coups de laisse et les demi-tours violents au pas de course sont des gouttes d’huile jetées sur le feu de la réactivité. Faire de notre terreur quotidienne un moment anodin est le seul moyen de faire stagner voir dans certains cas, diminuer légèrement le problème. Quitte à s’éloigner dans l’herbe ou à l’autre bout du trottoir, il faut passer devant l’autre chien rapidement mais calmement, sans arrêt et sans regarder. 

 

 

Pour dissuader les autres de vous montrer à quel point leur toutou est gentil et “sait se faire aimer des plus rebelles d’entre eux”, investir dans un ruban jaune “j’ai besoin d’espace” ou un gilet peut éventuellement aider. Il y aura toujours des éducateurs en herbe pour essayer de contourner l’avertissement, cependant le maître de l’agressif dispose d’un soutien pour répondre en cas de dispute. Tout le monde était prévenu. Dans les cas les plus réactifs, la muselière est aussi indispensable, bien que là encore, les préjugés provoqueront des regards moqueurs et/ou accusateurs. Au moins, vous vous sentirez en sécurité en sachant que votre toutou ne peut pas en blesser un autre. 

 

Enfin, il peut être bon de préparer un “discours” tout fait à servir aux gens qui lâchent leur chien. Le fait de le rédiger, le penser puis de l’apprendre permet de le sortir automatiquement au moment fatidique, celui où les mots ne viennent plus. Sans se justifier, créez un petit message rapide et clair “Bonjour, je ne veux pas que votre chien s’approche, le mien est agressif”. Bien sûr, quelques hurluberlus vous reprocheront de ne pas mettre une muselière à votre Hanimal Lecter, mais inutile d’argumenter. Dans ce cas, encore une fois vous avez prévenu et poliment. Coupez sèchement quoiqu’avec politesse la conversation et partez. 

 

Maîtres de chiens non réactifs, comment se comporter ? 

Beaucoup compatissent au sort de maîtres et d’animaux qui ne vivent pas en harmonie avec leur environnement, sans pour autant savoir que faire : c’est normal. La réactivité est un problème conséquent qui se soigne sur le long terme à l’aide d’un éducateur expérimenté. Il est donc inutile d’essayer “d’aider” les chiens en présentant le sien, si sociable soit-il. Le mieux est de demander de loin si votre poilu peut s’approcher (à n’importe qui d’ailleurs, car tous les réactifs n’aboient pas à des kilomètres) et de rattacher en cas de refus. Laissez un espace suffisamment large entre les deux chiens pour qu’ils ne puissent pas se toucher. Passer vite et sans regarder le toutou d’en face, ni essayer d’engager la conversation est le meilleur moyen de rendre service à un maître de chien réactif. Grâce à votre passivité, son animal peut commencer à banaliser le fait de croiser des congénères en laisse qui ne chercheront pas le contact. Si votre chien ne répond pas immédiatement au rappel, ne le lâchez pas, ne serait-ce que pour sa propre sécurité. Outre le fait qu’il puisse manger par terre ou se perdre, la rencontre incontrôlée avec un réactif pourrait aussi “contaminer” le toutou gentil, qui fort de sa mauvaise expérience, pourrait commencer à se méfier de ses pairs… Jusqu’à peut-être finir réactif.  

 

Pour finir : ce qu’il faut retenir de cet article

Ces ingrédients pour limiter l’expansion de la réactivité ne sont qu’un médicament qui calme les symptômes sans les guérir. Nous l’avons évoqué avant : c’est un grand maux exigeant de grands moyens. Pallier au pire permet de stabiliser voire de diminuer un peu le problème sur le court terme mais jamais le long. Une seule expérience négative peut redéclencher une crise, souvent décuplée chez le chien. Il est donc indispensable de prendre contact avec un éducateur au plus vite. N’hésitez pas à vous inscrire sur des groupes Facebook pour avoir du soutien. 

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