Votre club canin est-il à la hauteur ?

Choisir « le » bon club canin peut s’avérer complexe selon les situations : le plus souvent, on prend simplement celui qui est le plus près, en espérant que les méthodes (en éducation positive !) et la qualité du travail sont partout les mêmes… C’est pourtant rarement le cas.

Entre éducateurs formés sur le tas et donc n’ayant pas actualisé leurs connaissances depuis leurs débuts, les terrains fermés avec un barbelé parfois rafistolé à la hâte, le manque d’organisation ou l’absence totale de planification, la quête est parfois longue avant de trouver le club canin idéal.

Voyons ensemble le portrait d’un club canin proche de l’idéal en quelques points, à vous de sélectionner ce qui vous parait le plus important. Les petits structures n’ont souvent pas de bons locaux ou de professionnels diplômés, c’est donc à vous d’adapter vos exigences à l’offre qui se trouve autour de vous.

 

 

Choisir son club canin

 

L’environnement général

  • La propreté du terrain dépend de beaucoup trop de facteurs pour s’en soucier ; cela dit, si aucune mesure n’est prise pour les déjections, prudence… Maladies et infections se transmettent souvent par injection de matières fécales, et il n’est certainement pas charmant de passer une heure à piétiner d’un tas à un autre.
  • Les barrières sont d’une grande importance ; le chien peut s’y blesser si elles sont en ferraille ou en barbelé, sauter par-dessus ou les détruire sous le feu d’une excitation intense. Vérifiez bien qu’aucun trou ne soit présent et qu’elles mesurent environ deux mètres de haut (même si on conseille plus, vu la détente de certains grands sportifs)
  • L’organisation doit vous sembler fluide et claire : si on ne sait plus où sont vos papiers, si vous vous êtes inscrits, si une monitrice vient ou pas, si le cours suivant fait obéissance ou agility… Il y a d’ores et déjà trop de « si ». Soyez certain qu’un jour vous débarquerez alors qu’il n’y aura pas cours, ou qu’on aura oublié de vous prévenir qu’il y avait un concours.

 

L’équipe du club

  • La plupart du temps, on vous accueillera bien (après tout, vous êtes un potentiel adhérant) mais n’hésitez pas à aller au contact : quels sont leurs diplômes, ont-ils été formés, si oui, où ? Beaucoup trop se font former « sur le tas » c’est à dire sans un cadre officiel et par une personne lambda qui décide de prendre un ou plusieurs « apprentis » pour leur apprendre le métier, mais leurs connaissances peuvent être incomplètes, ou pire, erronées..
  • Sans avoir à prendre de cours, vous pourrez deviner la façon dont votre chien sera traité en regardant les éducateurs avec leurs propres chiens – ou mieux, ceux des autres. Si dès qu’un problème survient, la force est la première solution mise en pratique, sachez qu’il en sera de même lors de vos leçons.
  • Aucun moniteur, quelle que soit sa justification, ne doit se permettre de malmener votre chien. Soyez TRÈS consciencieux si vous décidez de faire un cours d’essai, car c’est ainsi que tout commence : on retourne le chiot sur le dos, on prend la laisse pour donner un coup de sonnette, et on vous assure que c’est la bonne chose à faire… Soyez inflexible. A partir du moment où une personne tentera de vous faire croire qu’un chien doit être dominé pour obéir, fuyez. Et vite.

 

 Les trucs en plus

  • Regardez les colliers. C’est une habitude que j’ai adopté inconsciemment en visitant clubs, concours et expos diverses. Un collier plat ne veut pas dire maître méthodes non brutales, et inversement. Mais si dans un club vous voyez pléthore de colliers à piques ou électriques, sachez qu’on risque de vous en conseiller un avec un grand sourire. (PS : ceci est un torquatus, soit un collier à piques : les mailles sont carrées, entrecoupées de pointes qui s’enfoncent dans le cou du chien lorsque la laisse est tendue. En revanche, ceci est un collier en chaîne coulissant, qu’on trouve souvent en magasin : des mailles rondes qui certes, abîment le poil et peuvent étrangler mais ne possèdent pas de pointes. Notez qu’il n’y a pas de hiérarchie entre ces deux outils, évitez-les et votre chien ne s’en portera que mieux !)
  • Regardez au moins un cours et comment il est mené. Notez surtout ces points qui me paraissent importants : les chiens sont-ils lâchés avant le cours pour faire connaissance et se délasser ? Combien de moniteurs pour combien d’élèves ? Y a-t-il des pauses entre deux exercices, sachant qu’un chien ne peut pas maintenir une attention maximum plus de cinq / dix minutes ? Ont-ils de quoi boire à la fin du cours ?
  • Soyez dix fois plus exigeants si vous cherchez un cours pour un chiot et non pour un chien : une mauvaise expérience peut rester toute une vie… Entre deux et six mois, la sociabilisation est la plus importante : chiens, humains, bruits, jeux, objets… Si le cours se déroule comme le mien l’a été, sans aucune pause, chiots toujours en laisse, obligés d’aligner des assis et des couchés, n’insistez pas. Prenez trente minutes pour apprendre comment socialiser votre chiot ;  vous lui éviterez d’être dégoûté du travail en club – si ce n’est pas carrément des humains ou de l’espèce canine en général.
  • L’habit ne fait pas le moine. Gardez en tête que vous venez au club pour prendre des cours, pas bénéficier de superbes infrastructures. Parfois, un club d’apparence miteux, petit, avec des agrès poussiéreux offrira de bien meilleures prestations qu’un très grand club presque industrialisé. Plus petit n’est pas mieux, loin de là ! Mais pensez hors des apparences, après tout vous adhérerez pour un an…

Pour terminer, petit mot d’éducatrice : si votre chien est peureux, réactif, ou manifeste des troubles du comportement (vol, destruction, aboiements), appelez un éducateur canin en méthodes positives. Les clubs aident à l’éducation, et non à la rééducation.

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