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Barking de Turid Rugaas – On l’a lu pour vous

 

Nom : Barking: The Sound of a Language

Auteur : Turid Rugaas

Année de parution : 2005

Pour qui ? : Débutant et amateur confirmé

Nombre de pages : 112

Langue : Anglais

Disponibilité : Amazon

 

 

 

Turid Rugaas est une éducatrice norvégienne, aujourd’hui à la retraite. Dans le métier depuis 1969, elle s’est taillée une réputation mondiale avec ses livres recensant les premiers signaux d’apaisement, et permettant le développement de l’éducation canine positive. Si elle n’enseigne plus en cours particuliers, elle sillonne encore le monde pour dispenser ses séminaires, et est toujours présidente de l’association qu’elle a fondée, « Pet Dogs Trainers of Europe ».

Extrêmement connue et respectée dans le monde de l’éducation, Turid Rugaas est l’un des noms qu’on cite le plus aux néophytes en quête de lectures enrichissantes.

 

 

Ce que ce livre vous apprend

Ecrit de façon simple, très facile à lire avec un vocabulaire anglophone accessible aux débutants, le livre démarre sur un résumé de la communication canine. L’auteure s’aide de listes pour amener rapidement les informations, et aucune phrase n’est superflue. On apprend que le chien communique de différentes façons :

  • Pour créer de la distance (montrer les crocs, claquer des mâchoires, grogner, aboyer, mordre…)
  • Pour calmer ou lier des amitiés (battement de queue, détournement des yeux, de la tête ou du corps, reniflage…)
  • Pour exprimer la peur (queue rentrée, ramper, reculer, fuir…)
  • Pour montrer sa joie (sauter en l’air, remuer le corps entier…)

Et elle conclue avec tous les sons ambivalents créés dans toutes ces situations (aboyer, grogner, gémir, hurler…) qu’elle divise ensuite en chapitres dédiés :

  • L’aboiement d’excitation
  • L’aboiement de mise en garde
  • L’aboiement de peur
  • L’aboiement de protection
  • L’aboiement de frustration
  • L’aboiement appris par action humaine

 

Chacun des chapitres est décliné selon la même structure : le titre du chapitre, le son de l’aboiement, son contexte, les solutions proposées et s’il faut le punir (la réponse est toujours non).

 

Rugaas martèle son avis tout au long du livre : aucune autre espèce n’est punie pour s’exprimer vocalement (qui va frapper un chat qui miaule ou un cheval qui hennit ?). Selon elle, il serait plus humain de simplement gérer les situations pour qu’elles n’arrivent pas (le chien aboie quand il est seul, ne le laissez plus seul) ou simplement tolérer.

 

Ce que nous avons aimé

  • Le style simple mais concis du livre, sans aucune fioriture : vous voulez apprendre, vous allez apprendre. Tous les paragraphes ont leur utilité.
  • Le principe de « carnet d’aboiements » : garder trace de chaque aboiement pendant une semaine, avec sa cause, sa durée et le comportement associé. Une bonne idée pour passer d’observateur passif et frustré à actif et attentif !
  • Les descriptions des aboiements et des activités associées. Même sans son, on arrive très bien à retrouver une situation où nous avons entendu des aboiements d’excitation ou de garde, et le langage corporel évoqué permet de faire la différence pour les plus novices.
  • Les anecdotes, que j’ai énormément appréciées, très courtes et même trop succinctes à mon goût ! On y trouve l’élaboration de solutions, par exemple pour l’aboiement d’excitation dans la voiture. Cette dernière, toujours associée à une partie de chasse pour le springer de la famille, le rendait fou et il aboyait pour chaque trajet, peu importe sa destination. Pendant quelques semaines, le chien fit autant de tours de voiture par jour que possible, tous extrêmement courts et suivis par une balade en laisse dans un lieu très sobre (parking, rue déserte…). Plus jamais d’aboiements, alors qu’il s’était installé et perdurait depuis deux ans !
  • Certains points sont étayés par des descriptions physiologiques (telle émotion déclenche telle hormone qui durera x temps et créera x comportement de substitution…). Rare mais agréable.
  • Les différents niveaux de peur, décris sur plusieurs pages, avec leur contexte et la solution en quelques lignes.
  • Le chapitre sur les aboiements spécifiques selon les races, puis selon les stades de développement du chien.
  • La prise de position de l’auteure, assurant que trop d’aboiements sont créés par une forme de maltraitance. Les chiens devraient vivre à l’intérieur avec nous et nous suivre partout, surtout sur de longues balades en liberté. « Change his environment, let him have a life »

 

 

Ce que nous n’avons pas aimé

  • Les solutions proposées sembleront insuffisantes pour les propriétaires de chiens les plus bavards. Si le descriptif de causes permet de comprendre, les idées pour faire cesser l’aboiement sont souvent la gestion de l’environnement ou contourner la cause des hurlements de Médor.
  • Un point plus technique listé dans le chapitre sur l’excitation, où Rugaas suggère de faire porter un jouet par un chien qui hurle d’excitation. Plus tard elle affirmera que distraire le chien n’aide pas à diminuer l’aboiement. Ainsi on y trouve une légère contradiction. Le jouet peut pour certains chiens, permettre d’arriver au calme ou de servir d’exutoire, mais pour d’autres il servira de distraction et l’aboiement ne disparaitra pas sans la béquille « jouet ». Mais à ce niveau on chipote pour trouver des points négatifs !
  • Certains pourraient grincer des dents aux mentions de « responsabilité » prise par le chien ou l’humain. En effet si le chien a peur, l’humain doit montrer qu’il est responsable de la situation et passer sans s’émouvoir et sans rassurer. Dans certains cas, la neutralité marche, dans d’autres, elle ne suffit pas.
  • Selon Rugaas il est inutile de récompenser un chien quand il n’aboie pas est inefficace, car aucun lien ne sera fait. Si cette affirmation peut se discuter, elle la supplémente par une anecdote qui m’a rendue franchement perplexe. Elle explique qu’elle joue à être en colère après ses élèves (quand ils lèvent la main, jouent avec leur stylo…) et décrit leur réaction de frustration. Mais on compare ici le renforcement du silence avec une engueulade injustifiée. Il a de surcroît été maintes et maintes fois démontré que le renforcement du « Relax » (chien calme, souvent couché en train de ne rien faire du tout) créait davantage de moments similaires, qui permettaient aux chiens hyperactifs et hypervigilants de se poser et de ralentir leur rythme cardiaque.

 

 

En bref, faut-il acheter ce livre ? Oui, oui et encore oui !

Chaque livre de Turid Rugaas est une mine d’information et il y a toujours de quoi apprendre (ou à défaut, de quoi exercer son esprit critique). Permettre de classer les aboiements selon leur catégorie amène directement causes et actions à mettre en place, peu importe le niveau d’enseignement de l’humain.

Il se dévore en une heure et demie, de quoi occuper une soirée d’hiver et vous remplir la tête de nouvelles pistes d’action.

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